Capitales et patrimoines

 

Habib Saidi et Sylvie Sagnes (dir.), Capitales et patrimoines à l’heure de la globalisation / Capital Cities and Heritage in the Globalization Era, Québec, Presses de l’Université Laval, 2012.

 

« Capitales et patrimoines » : si l’association des deux termes pourra paraître aller de soi après la lecture de cet ouvrage, elle n’avait à priori rien d’évident. Elle n’est pas pour autant le produit du télescopage fortuit de termes jusque-là abordés séparément, le patrimoine d’un côté, la capitale de l’autre. Elle ne procède pas davantage, si l’on veut se situer dans la perspective épistémologique qu’elle ouvre, de la volonté d’identifier et d’explorer les zones où se superposent trois champs de recherche : le patrimoine et, corollaire de la question capitulaire, la ville et le politique. Si, au final, c’est bien en partie à cette triple inscription que l’on aboutit, l’on ne peut néanmoins s’en réclamer comme d’un point de départ. Plus subtilement, la problématique de cet ouvrage résulte du dialogue de recherche en cours sur le patrimoine qui, d’une manière ou d’une autre, avaient déjà à voir avec des villes capitales : Québec, Montréal, Tunis.

Sous la direction de Habib Saidi et de Sylvie Sagnes, ce livre réunit des textes de :
Jean-Luc Arnaud, Sophie Brones, Michaël Darin, Jean-Charles Depaule, Daniel Fabre, Florence Graezer Bideau, Hélène Harter, Fekri A. Hassan, Mondher Kilani, Guy Mercier Olivier Mongin, Mervat Abdel Nasser, Detlev Quintern, Sylvie Sagnes, Habib Saidi, Francine Saillant, Julie Scott, Philippe Vergain et Bérénice Waty.

Disponible dès maintenant au bureau de l’IPAC (DKN 3225) ou en magasin.

Tourisme et patrimoine mondial

 

Laurent Bourdeau, Maria Gravari-Barbas et Mike Robinson (dir.), Tourisme et patrimoine mondial, Québec, Presses de l’Université Laval, 2012.

Le rapport entre tourisme et patrimoine mondial émerge comme une problématique forte qui suscite un nombre importants de travaux. Cet intérêt se situe au croisement de plusieurs évolutions : tout d’abord le succès incontestable de la Convention du patrimoine mondial qui incite les États à entrer dans « une course
à la labellisation » accélérée, la reconnaissance de cette distinction contribuant à lui attribuer une haute valeur symbolique ; puis la fascination partagée internationalement pour les sites du Patrimoine mondial ; ensuite la perception romantique de la finitude d’un monde « qui disparaît » ; sans compter les
mobilités internationales qui rendent ces sites non seulement désirables, mais accessibles ; et finalement, le phénomène touristique qui repose sur la visite de
« hauts lieux » parmi lesquels les sites du Patrimoine mondial occupent sans doute les sommets.

Les différents chapitres de cet ouvrage abordent les principaux enjeux de la mise en tourisme des différents sites de la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO et proposent un changement de paradigme dans l’étude de la valorisation touristique de ces sites patrimoniaux. Plutôt que de considérer le tourisme patrimonial comme un phénomène exogène suscité par des forces extérieures au sites du Patrimoine mondial, il convient de le cerner comme un fait qui émerge, de manière endogène, par la nature même du patrimoine mondial et du rôle que celui-ci est appelé à jouer aujourd’hui à l’échelle internationale, dans le contexte des pratiques et valeurs partagées par un nombre croissant d’individus.

Cet ouvrage rassemble des textes de :
Manuelle Aquilina, Ana Paula Amendoeira, André Barabé,  Nadia Belaidi, Laurent Bourdeau, Sandra Camus, Géraldine Djament-Tran, Mathieu Dormaels, Edith Fagoni, Françoise Ged, Maria Gravari-Barbas, Sandra Guinand, Sébastien Jacquot, Terence Keller Andrade, Claire Mahéo, Wided Majdoub, Pascale Marcotte, Joanie Otis, Cécile Renard, Florence Revelin, Mike Robinson, Marie Roué, Sarah Russeil, Jean-Michel Sahut, Pierre Sintès  et Christel Venzal.

L’archéomuséologie

 

Pierre Desrosiers, L’archéomuséologie. La recherche archéologique entre au musée, Québec, Presses de l’Université Laval, 2011.

 

Qu’est-ce qui distingue l’archéologue de l’antiquaire ? Ou le muséologue du collectionneur ? La formation universitaire, bien sûr, l’expérience des projets de terrain et l’expertise acquise, principalement au cours du XXe siècle, mais surtout une fascination pour la découverte du passé et de l’être humain qui se cache derrière l’objet.
L’archéologie et la muséologie au Québec font maintenant belle figure sur la scène internationale, mais elles demeurent encore méconnues en dehors des milieux scientifiques et professionnels. L’occasion est donnée dans ce volume d’explorer leurs parcours et leurs discours et, du même coup, de présenter ce qui les distingue et les unit.
L’archéologue Pierre Desrosiers « expose » ici le contenu de quatre musées d’archéologie du Québec et propose une modèle archéomuséologique qui allie l’acquisition et la diffusion des connaissances sur le passé. Il en résulte un hommage vibrant aux archéologues et muséologues qui par leur passion nous font redécouvrir un passé insoupçonné, un passé que l’histoire écrite ne révèle que partiellement.

 

L’auteur, Pierre Desrosiers, est rattaché à la Direction du patrimoine et de la muséologie du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec. Il a aussi consacré ses dernières années à l’enseignement universitaire de l’éthique en archéologie et de la muséologie appliquée au domaine de l’archéologie, à la diffusion de l’archéologie et à la rédaction d’articles sur l’archéomuséologie et le patrimoine archéologique du Québec.

 

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Penser et pratiquer l’esprit du lieu / Reflecting on and Practicing the Spirit of Place

 

Célia Forget (dir.), Penser et pratiquer l’esprit du lieu / Reflecting on and Practicing the Spirit of Place, Québec, Presses de l’Université Laval, 2011.

 

Les textes recueillis dans cet ouvrage proposent une réflexion sur les manières de penser et de pratiquer l’esprit du lieu à travers le monde et au regard de différents champs disciplinaires. Nous menant sur les routes du Népal, du Pérou, du Liban, de l’Allemagne et d’ailleurs, sur les voies de l’archéologie, de l’histoire, de l’architecture et autres champs du patrimoine culturel, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur les différentes interprétations de l’esprit du lieu, sur les mesures architecturales qui peuvent autant lui réussir que lui nuire, sur les menaces qui l’affectent et sur les manières de le transmettre quand celui-ci n’a pas ou plus de support matériel.

Découlant du premier forum international des jeunes chercheurs et professionnels en patrimoine culturel qui s’est tenu à Québec les 27 et 28 septembre 2008, lors de la tenue de la 16e Assemblée Générale d’ICOMOS, ce livre regroupe une sélection des meilleurs textes soumis par les participants. Les auteurs ont eu la possibilité de (re)penser l’esprit du lieu à la lumière des échanges interdisciplinaires qui ont fait le succès de ce forum. Les idées novatrices et constructives que renferment leurs textes révèlent leur intérêt et surtout leurs aptitudes à construire le patrimoine culturel de demain.

Sous la direction de Célia Forget, cet ouvrage est préfacé par Marie-Josée Deschênes et comprend les contributions de : Julie Alary Lavallée, Julien Bastoen, Imran Bin Tajudeen, Rowena Butland, Mette Bye, Jennifer Craig, Jean-Daniel Deschênes, Richard Desnoilles, Alexandra Georgescu Paquin, Mazen Haidar, Hui-Wen Lin, Anila Naeem, Kate Pierce-McManamon, Ruprama Rai, Michelle L. Stefano, Ilan Vit-Suzan et Dagmara Zawadzka.

 

The texts brought together in this volume offer reflection on the ways to think about and practice the spirit of place throughout the world and taking into account the various scholarly disciplines. Guiding our path through Nepal, Peru, Lebanon, Germany and elsewhere, over trails blazed by archaeology, history, architecture and other cultural heritage spheres, the book sheds new light on the varied interpretations of the spirit of place, the architectural activities able to both enhance it and do it damage, the factors which threaten it and the means for passing it on at those times when its material support is non-existent or exhausted.

Fruit of the first International Forum of Young Researchers and Professionals in Cultural Heritage, held in Québec City September 27 and 28, 2008 on the site of the 16th ICOMOS General Assembly, the work presents a selection of the best texts submitted by participants. This book provided an opportunity for authors to (re)think the spirit of place in light of their discussions carried on across disciplines during the forum for the mutual benefit of all concerned. The innovative and constructive thinking shared in these documents highlights the commitment of those involved and likewise their competence for framing the cultural heritage of the future.

Edited by Célia Forget, this book owes its preface to Marie-Josée Deschênes. The articles therein represent contributions by : Julie Alary Lavallée, Julien Bastoen, Imran Bin Tajudeen, Rowena Butland, Mette Bye, Jennifer Craig, Jean-Daniel Deschênes, Richard Desnoilles, Alexandra Georgescu Paquin, Mazen Haidar, Hui-Wen Lin, Anila Naeem, Kate Pierce-McManamon, Ruprama Rai, Michelle L. Stefano, Ilan Vit-Suzan and Dagmara Zawadzka.

 

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Révéler l’esprit du lieu dans les sites du patrimoine mondial

 

Daniel Arsenault, Fergus Maclaren et James Molnar (dir.), Révéler l’esprit du lieu dans les sites du patrimoine mondial : Perspectives autocthones, Québec, Presses de l’Université Laval, 2010.

Pendant des milliers d’années, les groupes d’autochtones vivant sur les cinq continents ont créé et fréquenté des endroits spécifiques au sein de leur territoire pour y conduire des rituels et communiquer avec les forces, les esprits ou les entités y résidant ou s’y manifestant. Aujourd’hui, plusieurs de ces lieux sont devenus des monuments ou des sites inscrits au registre des sites du Patrimoine mondial. Comment le caractère spirituel (voire sacré) ancestral associé à ces sites est-il souligné ? Et comment les visiteurs qui les fréquentent peuvent-ils y percevoir ce caractère intrinsèque que l’on peut qualifier d’Esprit du lieu ? La parole est ici donnée à des représentants de collectivités autochtones de Nouvelle-Zélande, d’Australie et du Canada qui abordent de diverses manières cette dimension matérielle et immatérielle liée à l’esprit du lieu des sites du Patrimoine mondial, auquel leur histoire, leur culture et leur tradition les rattachent. Il en ressort la nécessité d’intégrer davantage les visions, philosophies et démarches autochtones dans la gestion et l’interprétation des sites du Patrimoine mondial, perspectives multiples dont on trouvera quelques aspects traités dans ce volume. Il comprend des textes de : Jonas Antoine, Francesco Bandarin, Damein Bell, Michel Bonette, François LeBlanc, Gerard O’Regan, François Paulette, John Pinkerton, Guy Sioui Durand, Barbara J. Wilson.

 

 

Patrimoines sensibles

 

Vincent Auzas et Van Troi Tran (dir.), Patrimoines sensibles. Mots, espaces, pratiques, Québec, Presses de l’Université Laval, 2010.

 

Patrimoines et sensibilités. Ce volume propose un chassé-croisé entre ces deux termes qui continuellement recomposent et redéfinissent le sens et l’expérience des pratiques culturelles. D’un côté, les processus de patrimonialisation peuvent être universellement interprétés comme des tentatives de mise en forme de sensibilités pour leur garantir un rôle social, légitimer leur contenu culturel ou même conférer une effectivité politique. Patrimoine des sensibilités. D’un autre côté, la demande de patrimonialisation, d’authentification ne serait-elle pas d’abord et avant tout une réponse à des sensibilités, voire même des anxiétés, d’ordre politique, individuel et collectif ? Sensibilité des patrimoines.

Le travail de patrimonialisation croise inévitablement un entrelacs de sensibilités qui lui donnent une impulsion ou contre lesquelles il se heurte. Fluctuantes, irréductibles, souterraines, évanescentes, irrationnelles, explosives ou imprévisibles, les sensibilités attestent de la complexité et de la variabilité des forces qui s’imbriquent et s’impriment sur les pratiques culturelles. Dans les processus de mise en forme et de transmission mis de l’avant dans les patrimoines s’articulent, se greffent et se créent continuellement des sensibilités, qu’elles soient intensités affectives et émotionnelles ou expériences corporelles, sensorielles et sensuelles des individus et des sociétés. Ce que ce livre explore, c’est ce jeu complexe entre d’une part la transmission et la mise en valeur des héritages culturels, et d’autre part l’incontournable présence sensible qui se met en jeu dans la chair du monde, au sein de l’effectivité des pratiques, discours et représentations qui s’y tiennent et, par le fait même, la réactualisent continuellement.

Les contributions rassemblées dans cet ouvrage collectif, qui voyagent entre différentes aires géographiques ou culturelles et différentes époques historiques, empruntent donc les chemins multiples du sensible pour offrir un regard neuf et dynamique sur le phénomène du patrimoine. Cet objet de recherche qui apparaît trop souvent comme statique, muséifié, voire passéiste, s’engage ici continuellement sur des recalibrages et des reconfigurations au présent par son inévitable travail sur les sensibilités émotionnelles, affectives et corporelles. Car le patrimoine n’est jamais, comme il voudrait bien souvent se présenter, qu’une préservation nostalgique d’un temps, d’un espace ou d’une culture devant les hordes envahissantes de l’uniformisation culturelle. Il est un sens du monde qui performe la culture, refait les catégories, donne de nouveaux espaces et de nouveaux temps.

Préfacé par Pascal Ory, ce livre réunit les textes de : Vincent Auzas, Tatjana Barazon, David N. Bernatchez, Richard Desnoilles, Martine Freedman, Laurent Gohary, Pierrette Lafond, Jean-François Plante et Van Troi Tran.

 

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Territoires

 

Laurier Turgeon (dir.), Territoires, Québec, Presses de l’Université Laval, 2009.

 

Ce livre vise à montrer comment les identités instituent des territoires en prenant le Québec comme terrain d’observation. Il regroupe les texte augmentés et remaniés issus des travaux du colloque interdisciplinaire tenu au Musée de la civilisation en vue de la préparation de l’exposition permanente Territoires, inaugurée en 2007. Nous formulons l’hypothèse qu’une identité a besoin d’un espace pour se construire, qu’il soit réel ou virtuel, physique ou symbolique.
Les auteurs s’interrogent sur les formes variées d’expression et de construction du territoire, tant dans l’art et les aménagements spatiaux que dans les pratiques culturelles comme les récits, les rituels et même la consommation alimentaire. Ils questionnent ses mutations, en tentant de révéler le sens de ces appartenances mobiles, multiples et faiblement déterminées qui caractérisent les sociétés contemporaines. Vivons-nous « la fin des territoires » ? La mobilité accrûe des hommes et des marchandises suscite-t-elle une « délocalisation » des relations sociales et un éclatement des solidarités spatiales ? Les réseaux ont-ils remplacé les racines ? Aussi mobiles et virtuels soient-ils, les individus et les groupes ne sont-ils pas toujours « quelque part » et « de quelque part » ? Peut-on parler d’une ère de la « déterritorialisation » ou, inversement, de la multiterritorialité ? Les auteurs montrent que le Québec, marqué par des phénomènes de migration depuis l’époque coloniale, est propice à l’émergence d’espaces mobiles, de pays métissés et de territoires pluriels.

Les textes sont regroupés en trois thèmes : le premier, portant sur les territoires de l’identité, tente d’identifier différents types de territoires et de comprendre les enjeux qu’ils représentent aujourd’hui ; le deuxième traite des manières de montrer, de dire et de faire le territoire, puisqu’il s’agit là de processus complexes d’autodescription et de construction de frontières réelles et imaginaires ; le troisième explore les tensions entre les territoires, abordant la question par les oppositions qu’elle contient : le nord et le sud, le global et le local, la ville et la campagne, la nation et la diaspora, le féminin et le masculin, le réel et le virtuel, le religieux et le laïc, etc.

Sous la direction de Laurier Turgeon, cet ouvrage regroupe des textes de : Daniel Arsenault, Luc Bureau, Marie-Charlotte de Koninck, Henri Dorion, Célia Forget, Andrée Fortin, Simon Harel, Bruno Jean, David Karel, Christian Morissonneau, Étienne Rivard, Laurier Turgeon et François Walter.

 

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The spirit of Place / L’esprit du lieu 

 

Laurier Turgeon (dir.), The spirit of Place : Between Tangible and Intangible Heritage / L’esprit du lieu : entre le patrimoine matériel et immatériel, Québec, Presses de l’Université Laval, 2009.

 

Ce livre réunit une sélection des quelques cent communications présentées au Symposium scientifique de la 16e Assemblée générale d’ICOMOS tenu à Québec les 1er et 2 octobre 2008. Les auteurs font le pari que la notion d’esprit du lieu possède une valeur heuristique qui permet de mieux penser et pratiquer le patrimoine. Elle constitue une relation dynamique et un processus humain vivant. La locution « esprit du lieu » énonce elle-même les deux éléments fondamentaux de cette relation : l’esprit, qui renvoie à la pensée, aux humains et aux éléments immatériels (récits, croyances, rituels, festivals), et le lieu, qui évoque un site géographique, un environnement physique, et les éléments matériels (paysages, bâtiments, objets). Les deux sont unis dans une étroite interaction, l’un se construisant par rapport à l’autre. Ce recueil offre des analyses et des réponses originales aux enjeux actuels de l’esprit du lieu : les sens à lui donner aujourd’hui, la conservation de la mémoire sociale des lieux, l’implication des communautés et des groupes dans la préservation, la mise en valeur et le développement du tourisme durable, et l’exploitation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les actions novatrices préconisées dans cet ouvrage visent à construire un patrimoine mondial plus inclusif, participatif, donc dynamique et durable.

En plus d’une préface de Gustavo F. Araoz (ICOMOS International) et d’un avant-propos de Michel Bonette (Québec ICOMOS 2008), cet ouvrage rassemble des textes de : Samir Abdulac, Irit Amit-Cohen, James Ritch Ampudia et José Ernesto Beceril Miro, Eman Assi, Damien Bell et Chris Johnston, Begona Bernal, Can Sakir Binan et Emet Binan, Julien Bondaz, Graham Brooks, Robyn L. Burgess et autres, Sheridan Burke, Christina Cameron, Gerard E. Corsane et autres, Brian Egloff et Douglas C. Comer, Nada El-Koury et autres, Leslie A. Friedman, Feng Han, Olsen Jean Julien, Anne Ketz et David Ketz, Sungwoo Kim, Tomas de Albuquerque Lapa et Raphael Ferraz  Almeida de Melo, Pierre Lucier, Thijs Maarleveld, Richard Mackay et Sharon Sullivan, Beatrice Messeri, Rev. Canon Albert J. Ogle, Michael Petzet, Mohammad Taghi Pirbabaei, Valeria Prieto et Luis Guerrero, Louise Saint-Pierre, Kunie Sugio, Wantanee Suntikul, Laurier Turgeon, Lisa Reynolds Wolfe, Kazuyuki Yano

This book presents a selection of papers delivered at the Scientific Symposium of the 16th ICOMOS General Assembly held in Québec City (Canada) on October
1-2, 2008. The concept of the spirit of place is used here as a heuristic device, intended to enhance the understanding and practice of cultural heritage in the 21st century. It constitutes a dynamic relationship, as well as a living cultural process. By its very nature, the expression “spirit of place” conveys in and of itself two fundamental elements of this relationship: spirit, which alludes to the mind, to human beings and to the intangible (stories, beliefs, rituals and festivals), and place, which refers to a site, the physical environment and the tangible elements (landscapes, buildings and material objects). The two are in constant interaction, mutually constructing and reconstructing one another, both constituted and constitutive of the spirit of place. In this collection of essays, the authors provide new and exciting responses to the challenges of the politics and practices of cultural heritage today, as they deal with themes such as the changing significance of the spirit of place, the conservation of the social memory of heritage sites, the involvement of communities in preservation, interpretation and the development of sustainable tourism, and the use of digital databases and Web technologies. The innovative actions proposed here aim to make world heritage more inclusive, interactive, dynamic and sustainable.

 

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Mémoire de Mémoires

 

Yves Bergeron et Philippe Dubé (dir.), Mémoire de Mémoires. Étude de l’exposition inaugurale du Musée de la civilisation, Québec, Presses de l’Université Laval, 2009.

 

Le musée a cette faculté de rendre visibles des éléments de culte et de culture qu’il remet symboliquement en circulation en les insérant dans un récit habituellement nouveau. C’est d’ailleurs le propre du musée que de convoquer au regard des autres des objets souvent oubliés, que l’institution ramène en mémoire publique par leur mise en espace, laquelle se trouve à son tour structurée par un récit. Or, c’est effectivement ce rôle qu’a joué l’exposition Mémoires pendant plus de quinze ans au Musée de la civilisation, en traitant de l’identité culturelle des Québécois.

Des muséologues et des chercheurs de diverses disciplines ont été conviés à réfléchir au rôle de Mémoires, que l’on peut qualifier d’exposition de référence. Les 19 textes réunis dans ce collectif sont issus de leur travail commun et dépassent largement l’exposition Mémoires. Il y est notamment question d’une période-charnière de l’histoire de la muséologie québécoise et canadienne. En ce sens, ce recueil propose une réflexion critique sur les différentes fonctions des expositions permanentes, sur le rôle social des musées et sur les responsabilités des musées à l’égard de la mémoire collective.

Sous la direction d’Yves Bergeron et de Philippe Dubé, cet ouvrage comprend des textes de : Yves Bergeron, Lucie Daignault, Jean Davallon, Marie-Josée des Rivières, Jean-Pierre Desaulniers †, Philippe Dubé, Catherine-Cécile Dubuc, Andrée Gendreau, Philippe Joutard, François Mairesse, Laurent Marquart, Jacques Mathieu, Raymond Montpetit, Hélène Pagé, Cécile Sauvage, Bernard Schiele, Dany Vallerand et Anette Viel.

 

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Traumatisme collectif pour patrimoine


Vincent Auzas et Bogumil Jewsiewicki (dir.), Traumatisme collectif pour patrimoine. Regards sur un mouvement transnational, Québec, Presses de l’Université Laval, 2008.

 

Guerres exogènes ou conflits endogènes, famines, catastrophes naturelles, esclavages, exploitations, dominations, humiliations : ces traumatismes partagés sont érigés en un patrimoine qui, pour douloureux qu’il soit, n’en est pas moins présent dans la construction mémorielle d’une communauté. Les traumatismes du passé constituent un héritage que les descendants des victimes d’hier portent désormais moins comme fardeau et plus comme patrimoine identitaire qui légitime les demandes de reconnaissance et de réparations. Or, cette patrimonialisation est accompagnée par l’affirmation du témoin au dépens de l’expert et par la montée de la mémoire, qui occupe la place jadis dévolue à l’historien, producteur du récit légitime. Les acteurs se réfèrent au passé non plus seulement pour construire leurs identités et leur existence dans la durée, mais surtout pour justifier leurs revendications contemporaines. Ainsi, les frontières entre le passé, le présent et le futur semblent se brouiller, voire disparaître, et donner place au présentisme.

Sous la direction conjointe de Vincent Auzas et de Bogumil Jewsiewicki, cet ouvrage collectif permet d’examiner comparativement les mécanismes et les processus d’émergence et de construction des traumatismes collectifs du passé à titre de patrimoine immatériel. Il réunit les textes présentés lors d’un colloque tenu au congrès   de 2007 de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS). Les contributions sont de : Ana Lucia Araujo,, Vincent Auzas, Michèle Baussant, Sophie Beaudoin, Jhon Picard Byron, Emmanuelle Danchin, Claudia Florentina Dobre, Constantin Dobrila, Patrick Garcia, Sarah Gensburger, Bogumil Jewsiewicki, Hélène Lévesque, Dimitri Nicolaïdis, Henry Rousso, Giovanna Trento et Olha Ostriïtchouk Zazulya.

 

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