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23 novembre 2012

Capitales et patrimoines à l’heure de la globalisation / Capital Cities and Heritage in the Globalization Era

Habib Saidi et Sylvie Sagnes (dir.), Québec, Presses de l’Université Laval

« Capitales et patrimoines » : si l’association des deux termes pourra paraître aller de soi après la lecture de cet ouvrage, elle n’avait à priori rien d’évident. Elle n’est pas pour autant le produit du télescopage fortuit de termes jusque-là abordés séparément, le patrimoine d’un côté, la capitale de l’autre. Elle ne procède pas davantage, si l’on veut se situer dans la perspective épistémologique qu’elle ouvre, de la volonté d’identifier et d’explorer les zones où se superposent trois champs de recherche : le patrimoine et, corollaire de la question capitulaire, la ville et le politique. Si, au final, c’est bien en partie à cette triple inscription que l’on aboutit, l’on ne peut néanmoins s’en réclamer comme d’un point de départ. Plus subtilement, la problématique de cet ouvrage résulte du dialogue de recherche en cours sur le patrimoine qui, d’une manière ou d’une autre, avaient déjà à voir avec des villes capitales : Québec, Montréal, Tunis.

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16 mars 2012

Tourisme et patrimoine mondial

Laurent Bourdeau, Maria Gravari-Barbas et Mike Robinson (dir.)

Le rapport entre tourisme et patrimoine mondial émerge comme une problématique forte qui suscite un nombre importants de travaux. Cet intérêt se situe au croisement de plusieurs évolutions : tout d’abord le succès incontestable de la Convention du patrimoine mondial qui incite les États à entrer dans « une course à la labellisation » accélérée, la reconnaissance de cette distinction contribuant à lui attribuer une haute valeur symbolique ; puis la fascination partagée internationalement pour les sites du Patrimoine mondial ; ensuite la perception romantique de la finitude d’un monde « qui disparaît » ; sans compter les mobilités internationales qui rendent ces sites non seulement désirables, mais accessibles ; et finalement, le phénomène touristique qui repose sur la visite de « hauts lieux » parmi lesquels les sites du Patrimoine mondial occupent sans doute les sommets.

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27 avril 2011

L’archéomuséologie. La recherche archéologique entre au musée

Pierre Desrosiers

Qu’est-ce qui distingue l’archéologue de l’antiquaire ? Ou le muséologue du collectionneur ? La formation universitaire, bien sûr, l’expérience des projets de terrain et l’expertise acquise, principalement au cours du XXe siècle, mais surtout une fascination pour la découverte du passé et de l’être humain qui se cache derrière l’objet.

L’archéologie et la muséologie au Québec font maintenant belle figure sur la scène internationale, mais elles demeurent encore méconnues en dehors des milieux scientifiques et professionnels. L’occasion est donnée dans ce volume d’explorer leurs parcours et leurs discours et, du même coup, de présenter ce qui les distingue et les unit. L’archéologue Pierre Desrosiers « expose » ici le contenu de quatre musées d’archéologie du Québec et propose une modèle archéomuséologique qui allie l’acquisition et la diffusion des connaissances sur le passé. Il en résulte un hommage vibrant aux archéologues et muséologues qui par leur passion nous font redécouvrir un passé insoupçonné, un passé que l’histoire écrite ne révèle que partiellement.

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15 avril 2011

Penser et pratiquer l’esprit du lieu / Reflecting on and Practicing the Spirit of Place

Celia Forget (dir.)

Les textes recueillis dans cet ouvrage proposent une réflexion sur les manières de penser et de pratiquer l’esprit du lieu à travers le monde et au regard de différents champs disciplinaires. Nous menant sur les routes du Népal, du Pérou, du Liban, de l’Allemagne et d’ailleurs, sur les voies de l’archéologie, de l’histoire, de l’architecture et autres champs du patrimoine culturel, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur les différentes interprétations de l’esprit du lieu, sur les mesures architecturales qui peuvent autant lui réussir que lui nuire, sur les menaces qui l’affectent et sur les manières de le transmettre quand celui-ci n’a pas ou plus de support matériel.

Découlant du premier forum international des jeunes chercheurs et professionnels en patrimoine culturel qui s’est tenu à Québec les 27 et 28 septembre 2008, lors de la tenue de la 16e Assemblée Générale d’ICOMOS, ce livre regroupe une sélection des meilleurs textes soumis par les participants. Les auteurs ont eu la possibilité de (re)penser l’esprit du lieu à la lumière des échanges interdisciplinaires qui ont fait le succès de ce forum. Les idées novatrices et constructives que renferment leurs textes révèlent leur intérêt et surtout leurs aptitudes à construire le patrimoine culturel de demain.

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21 octobre 2010

Révéler l’esprit du lieu dans les sites du patrimoine mondial : Perspectives autochtones

Daniel Arsenault, Fergus Maclaren et James Molnar (dir.)

Pendant des milliers d’années, les groupes d’autochtones vivant sur les cinq continents ont créé et fréquenté des endroits spécifiques au sein de leur territoire pour y conduire des rituels et communiquer avec les forces, les esprits ou les entités y résidant ou s’y manifestant. Aujourd’hui, plusieurs de ces lieux sont devenus des monuments ou des sites inscrits au registre des sites du Patrimoine mondial. Comment le caractère spirituel (voire sacré) ancestral associé à ces sites est-il souligné ? Et comment les visiteurs qui les fréquentent peuvent-ils y percevoir ce caractère intrinsèque que l’on peut qualifier d’Esprit du lieu ? La parole est ici donnée à des représentants de collectivités autochtones de Nouvelle-Zélande, d’Australie et du Canada qui abordent de diverses manières cette dimension matérielle et immatérielle liée à l’esprit du lieu des sites du Patrimoine mondial, auquel leur histoire, leur culture et leur tradition les rattachent. Il en ressort la nécessité d’intégrer davantage les visions, philosophies et démarches autochtones dans la gestion et l’interprétation des sites du Patrimoine mondial, perspectives multiples dont on trouvera quelques aspects traités dans ce volume. Il comprend des textes de : Jonas Antoine, Francesco Bandarin, Damein Bell, Michel Bonette, François LeBlanc, Gerard O’Regan, François Paulette, John Pinkerton, Guy Sioui Durand, Barbara J. Wilson.

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11 janvier 2011

Patrimoines sensibles. Mots, espaces, pratiques

Vincent Auzas et Van Troi Tran (dir.)

Patrimoines et sensibilités. Ce volume propose un chassé-croisé entre ces deux termes qui continuellement recomposent et redéfinissent le sens et l’expérience des pratiques culturelles. D’un côté, les processus de patrimonialisation peuvent être universellement interprétés comme des tentatives de mise en forme de sensibilités pour leur garantir un rôle social, légitimer leur contenu culturel ou même conférer une effectivité politique. Patrimoine des sensibilités. D’un autre côté, la demande de patrimonialisation, d’authentification ne serait-elle pas d’abord et avant tout une réponse à des sensibilités, voire même des anxiétés, d’ordre politique, individuel et collectif ? Sensibilité des patrimoines.

Le travail de patrimonialisation croise inévitablement un entrelacs de sensibilités qui lui donnent une impulsion ou contre lesquelles il se heurte. Fluctuantes, irréductibles, souterraines, évanescentes, irrationnelles, explosives ou imprévisibles, les sensibilités attestent de la complexité et de la variabilité des forces qui s’imbriquent et s’impriment sur les pratiques culturelles. Dans les processus de mise en forme et de transmission mis de l’avant dans les patrimoines s’articulent, se greffent et se créent continuellement des sensibilités, qu’elles soient intensités affectives et émotionnelles ou expériences corporelles, sensorielles et sensuelles des individus et des sociétés. Ce que ce livre explore, c’est ce jeu complexe entre d’une part la transmission et la mise en valeur des héritages culturels, et d’autre part l’incontournable présence sensible qui se met en jeu dans la chair du monde, au sein de l’effectivité des pratiques, discours et représentations qui s’y tiennent et, par le fait même, la réactualisent continuellement.

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14 octobre 2009

Territoires

Laurier Turgeon (dir.)

Ce livre vise à montrer comment les identités instituent des territoires en prenant le Québec comme terrain d’observation. Il regroupe les texte augmentés et remaniés issus des travaux du colloque interdisciplinaire tenu au Musée de la civilisation en vue de la préparation de l’exposition permanente Territoires, inaugurée en 2007. Nous formulons l’hypothèse qu’une identité a besoin d’un espace pour se construire, qu’il soit réel ou virtuel, physique ou symbolique.

Les auteurs s’interrogent sur les formes variées d’expression et de construction du territoire, tant dans l’art et les aménagements spatiaux que dans les pratiques culturelles comme les récits, les rituels et même la consommation alimentaire. Ils questionnent ses mutations, en tentant de révéler le sens de ces appartenances mobiles, multiples et faiblement déterminées qui caractérisent les sociétés contemporaines. Vivons-nous « la fin des territoires » ? La mobilité accrûe des hommes et des marchandises suscite-t-elle une « délocalisation » des relations sociales et un éclatement des solidarités spatiales ? Les réseaux ont-ils remplacé les racines ? Aussi mobiles et virtuels soient-ils, les individus et les groupes ne sont-ils pas toujours « quelque part » et « de quelque part » ? Peut-on parler d’une ère de la « déterritorialisation » ou, inversement, de la multiterritorialité ? Les auteurs montrent que le Québec, marqué par des phénomènes de migration depuis l’époque coloniale, est propice à l’émergence d’espaces mobiles, de pays métissés et de territoires pluriels.

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01 octobre 2009

L’esprit du lieu : entre le patrimoine matériel et immatériel / The spirit of Place : Between Tangible and Intangible Heritage

Laurier Turgeon (dir.)

Ce livre réunit une sélection des quelques cent communications présentées au Symposium scientifique de la 16e Assemblée générale d’ICOMOS tenu à Québec les 1er et 2 octobre 2008. Les auteurs font le pari que la notion d’esprit du lieu possède une valeur heuristique qui permet de mieux penser et pratiquer le patrimoine. Elle constitue une relation dynamique et un processus humain vivant. La locution « esprit du lieu » énonce elle-même les deux éléments fondamentaux de cette relation : l’esprit, qui renvoie à la pensée, aux humains et aux éléments immatériels (récits, croyances, rituels, festivals), et le lieu, qui évoque un site géographique, un environnement physique, et les éléments matériels (paysages, bâtiments, objets). Les deux sont unis dans une étroite interaction, l’un se construisant par rapport à l’autre.

Ce recueil offre des analyses et des réponses originales aux enjeux actuels de l’esprit du lieu : les sens à lui donner aujourd’hui, la conservation de la mémoire sociale des lieux, l’implication des communautés et des groupes dans la préservation, la mise en valeur et le développement du tourisme durable, et l’exploitation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les actions novatrices préconisées dans cet ouvrage visent à construire un patrimoine mondial plus inclusif, participatif, donc dynamique et durable.

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02 octobre 2009

Mémoire de Mémoires. Étude de l’exposition inaugurale du Musée de la civilisation

Yves Bergeron et Philippe Dubé (dir.)

Le musée a cette faculté de rendre visibles des éléments de culte et de culture qu’il remet symboliquement en circulation en les insérant dans un récit habituellement nouveau. C’est d’ailleurs le propre du musée que de convoquer au regard des autres des objets souvent oubliés, que l’institution ramène en mémoire publique par leur mise en espace, laquelle se trouve à son tour structurée par un récit. Or, c’est effectivement ce rôle qu’a joué l’exposition Mémoires pendant plus de quinze ans au Musée de la civilisation, en traitant de l’identité culturelle des Québécois.

Des muséologues et des chercheurs de diverses disciplines ont été conviés à réfléchir au rôle de Mémoires, que l’on peut qualifier d’exposition de référence. Les 19 textes réunis dans ce collectif sont issus de leur travail commun et dépassent largement l’exposition Mémoires. Il y est notamment question d’une période-charnière de l’histoire de la muséologie québécoise et canadienne. En ce sens, ce recueil propose une réflexion critique sur les différentes fonctions des expositions permanentes, sur le rôle social des musées et sur les responsabilités des musées à l’égard de la mémoire collective.

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29 septembre 2010

Traumatisme collectif pour patrimoine. Regards sur un mouvement transnational

Vincent Auzas et Bogumil Jewsiewicki (dir.)

Guerres exogènes ou conflits endogènes, famines, catastrophes naturelles, esclavages, exploitations, dominations, humiliations : ces traumatismes partagés sont érigés en un patrimoine qui, pour douloureux qu’il soit, n’en est pas moins présent dans la construction mémorielle d’une communauté. Les traumatismes du passé constituent un héritage que les descendants des victimes d’hier portent désormais moins comme fardeau et plus comme patrimoine identitaire qui légitime les demandes de reconnaissance et de réparations. Or, cette patrimonialisation est accompagnée par l’affirmation du témoin au dépens de l’expert et par la montée de la mémoire, qui occupe la place jadis dévolue à l’historien, producteur du récit légitime. Les acteurs se réfèrent au passé non plus seulement pour construire leurs identités et leur existence dans la durée, mais surtout pour justifier leurs revendications contemporaines. Ainsi, les frontières entre le passé, le présent et le futur semblent se brouiller, voire disparaître, et donner place au présentisme.

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2008

L’eau comme patrimoine. De la Méditerranée à l’Amérique du Nord

Ella Hermon (dir.)

Cet ouvrage inscrit la gestion de l’eau dans le champ d’étude du patrimoine culturel. L’ampleur de sa perspective, tant historique que spatiale – de l’Antiquité à nos jours et de la Méditerranée à l’Amérique du Nord -, démontre comment les générations antérieures ont géré cette ressource naturelle indispensable à l’existence et au développement des sociétés. Il souligne ainsi la pertinence de cet héritage culturel en regard des pratiques modernes de gestion de cette ressource, de plus en plus affectée par des conditions sévères de pénurie et de dégradation environnementale. Deux concepts ont guidé les analyses : la gestion intégrée et les savoirs traditionnels, perçus sous l’angle des interactions société-environnement et dans une dialectique propre aux études patrimoniales, qui mettent de l’avant la mémoire orale et écrite, les nombreuses traces des savoirs traditionnels, réunies pour appréhender les diverses formes de gestion des ressources en eau en fonction des conditions environnementales et sociétales. Cette approche d’analyse, qui ne fait pas encore consensus dans tous les milieux impliqués dans la gestion de l’eau, s’avère cependant fructueuse pour dégager les éléments d’une culture commune de l’eau, dont certains restent inscrits dans la mémoire collective à travers le temps et l’espace : représentations et attitudes, politiques économiques et normatives, technologie, objets et vestiges, dont plusieurs dominent encore le paysage, sont des patrimoines encore utiles pour gérer le quotidien, les conflits d’usage de cette ressource naturelle ainsi que le risque environnemental. Ce sont aussi des enseignements à léguer aux générations futures.

Sous la direction de Ella Hermon, ce volume réunit une sélection des textes présentés au colloque international « La gestion intégrée de l’eau dans l’histoire environnementale : savoirs traditionnels et pratiques modernes ». Il comprend des textes de : Zeidoun Al-Muhesen, Duccio Balestracci, Nicolas Bernigaud, Katherine Blouin, Daniel Bonneterre, Christer Bruun, Brian J. Campbell, Moshe Fiacher, Stéphane Ggiotti et Alexandre Brun, Gideon Hadas, Paule Halley, Yves Hébert, Ella Hermon, Elly Hermon, Arbia Hilali, Arie Issar, Alain Laberge, Luigi Labruna, Soren Larsen, Frédéric Lasserre, Pietro Laureano, Philippe Leveau, Bernhard Lucke et autres, Alain Malissard, Manuel Martin-Bueno, René G. Maury, Deborah McGregor, Marcel Moussette, Abderrahmane Moussaoui, John P. Oleson, Felipe Themudo Barata, François Tremblay, Vassileios Tsiolis et Anne Watelet.


03 octobre 2007

Patrimoine et patrimonialisation. Entre le matériel et l’immatériel

Marie-Blancher Fourcade (dir.)

Les pratiques immatérielles peuvent-elles s’envisager sans la présence de supports matériels ? Inversement, le patrimoine bâti ne devient-il pas inintelligible sans les récits, les rites et la mémoire qui lui donne sens ? À ces questions, il a été proposé de répondre en revisitant les rapports qui unissent ces deux grandes catégories de patrimoine qui ont trop souvent été marquées par une forte dualité, voire conceptualisées comme des notions a priori antinomiques. Laissant ainsi de côté l’analyse de ces patrimoines dans leur solitude, les contributions ont plutôt cherché à explorer l’écheveau des relations, réelles et symboliques, conscientes ou inconscientes, entre le matériel et l’immatériel. Chacun s’est intéressé, à partir de son champ disciplinaire, à la manière dont les valeurs et les pratiques de l’un s’incarnent dans la matérialité de l’autre et, inversement, à la façon dont les objets témoignent et accompagnent l’immatérialité. En explorant ces questions, les chercheurs ont accepté plusieurs conditions, dont celle de s’attarder au processus qui confère à leur objet d’étude un statut patrimonial et aussi celle de s’inscrire dans une démarche de compréhension globale sinon englobante, prenant en compte l’objet, les pratiques et les sens.

Le collectif réunit dix-huit des contributions offertes lors de la deuxième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine qui s’est tenue les 1er et 2 décembre 2006 à l’Université Laval (Québec) et qui a rassemblé vingt-sept intervenants canadiens, français et suisses provenant d’une dizaine de disciplines des sciences humaines et sociales.

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27 novembre 2016

Le patrimoine des minorités religieuses du Québec. Richesse et vulnérabilité

Marie-Claude Rocher et Marc Pelchat (dir.)

Tour à tour tolérées, interdites, marginalisées ou acceptées, les minorités religieuses du Québec ont marqué l’espace, la mémoire et la société de façons diverses mais de manière constante. La représentation traditionnelle d’un Québec monolithique franco-catholique ou anglo-protestant est aujourd’hui nuancée par une meilleure connaissance de la présence historique de collectivités différenciées telles que les protestants francophones, les communautés juives et les églises orthodoxes. L’existence et l’essor de ces minorités religieuses se manifestent dans l’architecture et l’organisation territoriale, dans certaines des grandes structures institutionnelles, comme le système d’éducation ou de santé, mais aussi dans la mémoire populaire. L’ensemble de ces traces, complexe et hétérogène, constitue un patrimoine unique mais fragile : les éléments architecturaux sont démolis ou recyclés sans identification préalable ; les archives et objets sont dispersés suite à la fermeture d’institutions ; les rites, les traditions musicales et les savoir-faire disparaissent avec le vieillissement des porteurs de mémoire. En dépit de son importance, cet héritage est peu connu et sa conservation est souvent aléatoire.

La sauvegarde du patrimoine des minorités religieuses pose un problème actuel. Pour la première fois au Québec, un groupe de spécialistes du patrimoine, chercheurs, gestionnaires, professionnels du terrain, s’est penché sur la question lors d’un colloque organisé par l’Institut du patrimoine culturel de l’Université Laval en collaboration avec la Faculté de théologie et de sciences religieuses et tenu à Montréal du 17 au 19 mai 2006. Riche de contributions multidisciplinaires et d’approches diverses, cet ouvrage collectif propose une réflexion sur la situation patrimoniale présente des minorités religieuses et examine les conditions de préservation et de mise en valeur de ce patrimoine vulnérable.

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12 octobre 2005

Le patrimoine religieux du Québec : entre le culturel et le cultuel

Laurier Turgeon (dir.)

Ce recueil regroupe les textes de 41 communications présentées lors du colloque « Le patrimoine religieux du Québec : de l’objet cultuel à l’objet culturel », tenu à Québec les 12, 13 et 14 novembre 2004. Quelque 450 personnes, praticiens, chercheurs ou passionnés du patrimoine religieux s’y réunissaient pour réfléchir sur les enjeux fondamentaux de ce patrimoine menacé, entre autres, par une diminution marquée de la pratique religieuse et par le vieillissement des propriétaires et gardiens traditionnels de ces biens matériels et immatériels.
Cette vaste mobilisation démontre l’attachement profond des Québécois à leur patrimoine religieux, vecteur d’affirmation et de fierté collective, qu’ils désirent conserver, valoriser et transmettre. Dans ce contexte, la « patrimonialisation », c’est-à-dire la conversion de ces biens d’Église, à vocation cultuelle, en biens culturels destinés à la société civile, semble être le seul moyen de sauvegarder cet héritage. Or, cette nécessaire relation entre le cultuel et le culturel est plus qu’un lieu de passage, c’est un « espace de contact », un champ relationnel qui met en oeuvre des négociations, des stratégies d’appropriation et des postures de résistance. Par les échanges et les mélanges qu’il engendre, cet espace devient un « entre-lieu » de la culture, un espace de création où se réalisent de nouveaux consensus, de nouvelles pratiques culturelles et de nouvelles identités. Ainsi, loin de témoigner de la mort du patrimoine religieux ou d’une mutation obligée, le colloque a exposé de nombreux « entre-lieux » du cultuel et du culturel, où tout devient possible.

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2003

Médias et patrimoine. Le rôle et l’influence des médias dans la construction d’une mémoire collective

Martine Cardin (dir.)

Se voulant une rencontre interdisciplinaire, ce colloque permis aux chercheurs, théoriciens et praticiens des médias et du patrimoine d’interroger le rôle des médias d’information et de création dans la construction du patrimoine. Dans la société contemporaine, dite d’information, les médias sont à la fois producteurs de savoir, diffuseurs d’information et créateurs d’images. Leurs choix opérationnels influencent les compréhensions, façonnent les perceptions et modèlent les représentations tant individuelles que collectives. Ils construisent les réalités et fabriquent ainsi de la mémoire, d’où leur rôle de « médiateur culturel ». Dans cette perspective, ce rôle n’est-il pas prépondérant dans la construction du patrimoine et dans l’image qui en est projetée ? À partir d’exemples, c’est à cette problématique que chercheurs, théoriciens et praticiens des médias ainsi que du patrimoine culturel ont réfléchi lors du colloque Médias et patrimoine qui a été organisé conjointement en octobre 2002 par l’Institut du patrimoine culturel et la Chaire UNESCO en patrimoine culturel.
Après la seconde édition du Séminaire international de Forum UNESCO – Université et patrimoine en 1997, cette rencontre a constitué le deuxième événement de cette envergure à se tenir à l’Université Laval. Il fut l’occasion de souligner à la fois le 150e anniversaire de l’Université Laval, le 45e anniversaire de la Commission canadienne de l’UNESCO, le 30e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial ainsi que l’Année des Nations-Unies pour le patrimoine culturel.

Ce volume étant épuisé, nous prions les lecteurs de consulter le programme et le texte complet des conférences données lors de ce colloque grâce aux deux liens ci-dessous.


2002

La pertinence sociale du Patrimoine dans la Cité contemporaine, Actes de la table ronde sur le patrimoine urbain à l’occasion de l’inauguration de l’Institut sur le patrimoine culturel et de la chaire UNESCO en patrimoine culturel

Marie-Claude Rocher (dir.)

Le patrimoine est une composante fondamentale de la société contemporaine. Il est une expression culturelle majeure, essentielle à la compréhension d’une société et de son développement. Sa conservation soulève des enjeux sociaux importants, aussi variés que la construction identitaire, le développement économique, l’organisation spatiale du territoire et le formation du tissu social, particulièrement en milieu urbain. La question de la pertinence du patrimoine dans la Cité contemporaine se trouve donc au coeur des réflexions et des pratiques actuelles dans ce domaine. C’est autour de ce thème que se sont réunis des spécialistes de la question à l’occasion de l’inauguration par l’Université Laval de l’Institut du patrimoine culturel et de la Chaire UNESCO en patrimoine culturel.
Ce recueil rend compte de l’événement. On y retrouve la présentation de l’IPAC et de la Chaire, ainsi que les textes des conférences des spécialistes. Après une introduction de Marie-Claude Rocher, Jean Barthélemy analysait la requalification du patrimoine urbain et l’impact social de sa conservation en s’appuyant sur des exemples européens. Roland Arpin traitait ensuite de la préservation du patrimoine  dans la société québécoise dans la ligne de pensée du rapport déposé par son groupe-conseil. Enfin, Gérald Grandmont livrait un commentaire sur l’intervention patrimoniale dans la perspective du ministère de la Culture et des Communications.